L’Arc de triomphe de Galère – Kamara

Overview

Era: 
Romaine
Type: 
Les sites archéologiques
Culture: 
Μonument classique
Century: 
3rd century
Latitude: 
40.632014
Longitude: 
22.951871

Le surnommé Kamara, un des monuments les plus connus de Thessalonique, lieu de rencontre des habitants et des visiteurs de la ville, elle se situe à l’angle des rues Egnatias et Dimitriou Gounari. Il s’agit d’un arc de triomphe, construit au milieu du IIIème siècle vers le IVème siècle, tenant lieu d’hommage à Cesare Galère, l’un des tétrarques du vaste empire romain et gouverneur de la péninsule balkanique, qui en 299 a choisi de s’installer à Thessalonique, proclamant celle-ci comme chef-lieu de son département.
Initialement, Kamara était une construction couverte, rectangulaire, avec deux murs parallèles (37 mètres de longueur et 3,80 mètres d’épaisseur) distants l’un de l’autre de 9 mètres. Chaque mur avait trois ouvertures en forme d’arc : un grand arc au milieu (9,7 mètres de largeur et 12,5 mètres de hauteur) et deux arcs plus petits sur les côtés (4,85 mètres de largeur et 6,5 mètres de hauteur) formant ainsi quatre piliers dans chaque mur. Les principaux piliers étaient ceux du milieu tandis que les autres étaient secondaires. Pendant l’antiquité, Kamara n’était pas un bâtiment isolé, mais un édifice intégré dans l’immense complexe royal de Galère, qui occupait la partie sud-est de la ville romaine. D’ailleurs, celui-ci se trouvait à l’intersection de deux rues formées de portiques et de colonnades : Via Regia, qui traversait horizontalement la ville de Thessalonique, et qui se définissait comme l’une des plus grandes et plus importantes rues de la ville mais aussi une voie processionnelle, placée sur l’axe verticale, reliant la résidence royale avec la Rotonde et utilisée pour des évènements panégyriques et majeurs.
De nos jours, seulement quelques parties de Kamara ont été conservées : des deux murs parallèles, celui se trouvant à l’est est absent, du mur situé à l’ouest restent les deux ouvertures en arc (l’arc central et l’arc nord sur les côtés) mais aussi les trois de quatre piliers(les deux au centre et le pilier au nord). Sur les deux piliers conservés, sont placées des plaques de marbre avec des représentations en relief. Y sont représentées des scènes de la victoire glorieuse de Galère sur les Perses, en Orient, en 297. Ces représentations sont développées en zones successives décrivant chacune des épisodes et elles se sont caractérisées par la multitude et la densité des formes, exemples représentatifs de l’art de l’Antiquité tardive.